
La mobilisation pour les victimes du tremblement de terre du 12 janvier 2010 connaît un immense mouvement de générosité à tous les niveaux de la société et du monde, individus, associations, ONG, Etats. En fait, à l’occasion de cette tragédie, il s’agit de réparer les dettes historiques, sociale, économique, environnementale et culturelle, imputables aux politiques erronées, appliquées, en particulier, par les Etats-Unis et la France en Haïti, rappelons-le, 1ère République noire. (Indépendance au 1er Janvier 1804) Face à la catastrophe sans précédant (pas vraiment, car en 1842, une tremblement de terre détruisit plusieurs villes), dans le Finistère, où les liens avec Haïti sont particulièrement importants, les associations qui se sont réunies à Quimper, réfléchissent à comment venir en aide aux populations haïtiennes pour agir dans l’urgence et à plus long terme, dans la reconstruction et au développement. Certaines sont en train de penser à des événements afin de récolter des fonds à but humanitaires, distincts des budgets de leurs projets de développement, interrompus et qu’ils souhaitent reprendre au plus vite. Nous sommes sensibles au soutien voté par la ville de Quimper, de 15 000€ et à l’engagement de Quimper-communauté, qui s’est engagée à hauteur 15 000€ dans le cadre de la Loi Oudin pour l’eau et l’assainissement à Haïti. Avec les associations, nous exigeons, des gouvernements et organisations internationales, l’annulation immédiate et inconditionnelle de la dette externe de Haïti. Nous exigeons également que les ressources destinées à l’aide et à la reconstruction ne conduisent pas à un nouvel endettement. Nous soutenons les coopérations qui s’effectuent sur la base de principes et d’actions solidaires effectuées dans un dialogue constant avec les organisations et partenaires Haïtiens, souverains et libres.
de Dany Laferrière
"Si Haïti a connu trente-deux coups d’Etat
dans son histoire
c’est parce qu’on a tenté de changer
les choses au moins trente-deux fois.
On semble plutôt intéressé par les militaires
qui font les coups d’Etat
que par les citoyens qui renversent
ces mêmes militaires.
La résistance silencieuse et invisible."
L’énigme du retour, Grasset 2009, page 133
Danièle L’AOT - Assemblée générale du CICODES le 6/02/2010