Notre vision de la solidarité internationale et de ses enjeux

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Accompagner des individus

À nos yeux, le projet solidaire des jeunes est un outil pour une éducation citoyenne et une rencontre interculturelle. Il s’agit de prendre conscience des relations d’interdépendance et d’inégalités, mais aussi de nos rôles en tant que citoyennes. Notre démarche pédagogique intègre l’avant, le pendant et l’après du projet. Nous visons un équilibre entre l’initiative du projet et la prise en compte de son contexte international.

La solidarité internationale

Le Sud n’est pas un terrain de jeu, ou d’expérimentation.
Le projet s’inscrit dans un contexte international. Même s’il s’agit d’une première approche des problématiques de solidarité internationale, il est important pour les participants d’inscrire leur projet dans les réalités qu’ils vont rencontrer. Les participants d’un projet dans un centre de santé pourront se questionner sur la santé dans le monde ou du moins en France. Cette ouverture, qui facilitera de nombreuses compréhensions, peut aussi prendre la forme de rencontres avant le départ avec des acteurs en lien avec le pays et/ou le thème du projet.

Les motivations

Un chemin vers ses envies profondes, parfois complexes.
Faut-il parler de motifs, d’intérêts ou d’envies ? Quoi qu’il en soit, il s’agit de questions qu’il est nécessaire d’explorer et de partager au sein du groupe ici, et si possible avec le groupe et le partenaire là-bas. Il est essentiel de travailler sur le pourquoi, le pour quoi (qu’attend-on de ce projet ?) et en tant que quoi les jeunes se lancent dans cette démarche solidaire. Derrière des sentiments altruistes peuvent se cacher une volonté naturelle de découverte, de réalisation de soi, etc. et qu’il s’agit d’identifier clairement, pour lui permettre de se réaliser.

Le partenariat

La réciprocité dans l’aide.
La relation avec le partenaire doit s’inscrire dans la réciprocité et le respect mutuel. Cette relation doit être suffisamment forte et transparente pour amener les participants à comprendre que leur projet va autant -voir plus - leur apporter à eux-mêmes, qu’aux partenaires. Partir dans l’aventure d’un projet de solidarité internationale, c’est se faire aider par les personnes qui vont accueillir notre démarche pour trouver ce que l’on cherche.

La rencontre interculturelle

La rencontre comme miroir de soi.
Ce n’est pas parce que le projet se passe dans un autre pays qu’il s’inscrit dans une
démarche de rencontre interculturelle. Autrement dit, aller au marché n’est pas suffisant pour aller à la rencontre des gens. Des temps d’échanges doivent être intégrés en tant que tel dans le projet, dans l’idée de vivre la culture de l’autre. Penser le projet comme une rencontre entre jeunes, entre professionnels de l’éducation… facilite la réalisation du projet commun. Même si le projet n’est que la rencontre ! Aussi, vivre avec les familles peut s’avérer très efficace.

Le ré-investissement après le retour

Le séjour n’est pas une fin en soi.
Le retour est une étape dans le parcours d’accompagnement, mais pas la dernière. Faire le bilan, prendre de la distance marque ce nouveau commencement qui peut passer par la restitution de l’expérience vécue. Le voyage et le projet sont des premières découvertes d’un engagement solidaire et de l’énergie que peut apporter un investissement collectif. Ces étapes sont formatrices et sont à même de marquer un chemin de vie que vous devez guider en tant qu’accompagnateur. Que ce chemin mène ou non à d’autres départs, à d’autres engagements solidaires.

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